Rachat de l’OM : “Nous sommes prêts à payer 300, 500 ou même 700 millions”, estime l’avocat de Mohamed Ajroudi

INFO CAPITAL. Le potentiel acquéreur de l’Olympique de Marseille, Mohamed Ajroudi, dit avoir déposé une offre ferme valable 10 jours. Pour Capital, son avocat se montre plus précis sur celle-ci.

Au terme d’un mois de joutes médiatiques, le camp de l’industriel franco-tunisien Mohamed Ayachi Ajroudi a annoncé avoir déposé son offre de rachat de l’Olympique de Marseille. Le montant n’a pas été clairement formulé, mais celui-ci doit couvrir le prix d’acquisition du club par Frank McCourt en 2016, ainsi que les dettes et dépenses relatives au fonctionnement depuis ce moment-là. Le clan Ajroudi s’engage aussi à payer le montant nécessaire pour régler le différend avec l’UEFA au sujet de la mauvaise gestion comptable de l’OM.

Si aucun montant précis n’est évoqué, “c’est parce qu’on a été très surpris de ce qu’on a vu dans les bilans, nous voudrions faire un audit au préalable”, détaille à Capital Marc Deschenaux, avocat du cabinet Greenberg, Hornblower, Deschenaux & Partners, l’une des deux structures chargées de mener le rachat du club pour Ajroudi. “Ensuite nous serons prêts à payer ce qu’il faut pour que la transaction se fasse”, rassure-t-il.

“Que ça soit 300, 500 ou 700 millions d’euros, le montant n’a pas d’importance, nous voulons seulement que le prix soit justifié et ne pas surpayer un club qui semble avoir de grandes difficultés”, rajoute Marc Deschenaux. Questionné sur ces difficultés, il se montre énigmatique : “Je ne peux pas vous en parler, mais la partie adverse comprendra”.

Les négociations s’annoncent difficiles car Frank McCourt a plusieurs fois déclaré que le club n’était pas à vendre. Il a en outre porté plainte la semaine dernière contre Mohamed Ajroudi et Mourad Boudjellal, l’ancien président du Rugby club toulonnais, désigné comme probable futur président délégué de l’OM en cas de rachat par le Franco-Tunisien.

Marc Deschenaux a remis la pression sur le camp McCourt en cas de refus : “Aujourd’hui on a fait une offre, on dit oui ou on dit non. Mais s’il ne l’accepte pas, alors on verra ce qui va se passer”, menace-t-il. “On s’intéressera peut-être à d’autres clubs, notre projet est méditerranéen, ce qui veut dire que ça peut être en France mais aussi en Espagne ou en Italie”, poursuit l’avocat.

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